EXTRAIT N°12
A MES FRERES
Chanson d’époque lycéenne
Que je vous apprenne, mes frères
A jouer des sales manières,
De ces malotrus, malintentionnés,
Qui dorment en vous et qui sont blessés
De vivre dans l’ombre de vous,
Dans l’ombre de votre vous-même
Suivez la parole d’un fou
Qui ne regrette rien, rien... Mais qu’il aime
!
Que je vous invite, mes frères
A sauter dessus les barrières
L’enclos des lois, des gens conditionnés
Broutant leur villégiature sacrée
Qui regardent envieux par-dessus
Tous ces marginaux qui sont bêtes,
Qui gambadent le coeur au cul
Sans tatouage ni rien, rien qu’ils
n’admettent
Que je vous grandisse, mes frères
Tout rapetissant les bannières,
Les étendards des pays libérés
Capitalistes oh développés !
Et qui flottent si hautement
D’une fierté nationaliste
Fi qu’ils en seront au tournant
Devenus moins que rien, rien et j’insiste
Que je vous entraîne, mes frères
A venger femmes adultères
Lassées de leur époux particulier,
Des parties jambesques sans plus crier,
Eux qui ne se priveraient pas
D’emprunter la femme d’un autre,
D’emprunter la reine d’un roi,
En risquant jusqu’à rien, rien mais la vôtre
!
Que je vous instruise, mes frères
Mes compatriotes Molière
La poétique d’alors qui navrée
A perdu toute sa virilité
Elle qui s’essouffle au bordel !
Et je sais dessus quoi je cause
Que je vous professe ce fiel
Car elle en fut pas rien, rien mais la prose !…
Que je vous apprenne, mes frères
A jouer des sales manières,
De ces malotrus, malintentionnés,
Qui dorment en vous et qui sont blessés
De vivre dans l’ombre de vous,
Dans l’ombre de votre vous-même
Suivez la parole d’un fou
Qui ne regrette rien, rien... Mais qu’il aime
!
LES « VENTS-DREDIS QUI ME CHANTENT....l’apologie du marginal